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À propos

Présentation de la SITP

La SITP est une association de caractère scientifique. Elle a pour objet de grouper les personnes qui, à un niveau universitaire, enseignent ou font de la recherche en appliquant les méthodes de la théologie pratique ou en faisant l’analyse de ces méthodes. La SITP privilégie quatre objectifs :

  • Regrouper, sur une base interconfessionnelle chrétienne, les personnes ci-haut désignées qui ont en commun l’usage de la langue française
  • Développer les relations et les échanges entre les chercheurs en théologie pratique
  • Organiser périodiquement un Congrès international
  • Favoriser la diffusion de la recherche en théologie pratique.

C’est le 30 mai 1992, à Crêt-Bérard (Suisse), qu’était fondée la Société Internationale de Théologie Pratique par les universitaires participant au premier Congrès international œcuménique et francophone convoqué par Bernard Reymond de l’Institut romand de pastorale de l’Université de Lausanne.

Conseil d’administration de la SITP

Pour la période 2012-2014, le Conseil d’administration de la SITP est composé de :

Karljin DEMASURE, présidente
Doyenne de la faculté des sciences humaines et professeure titulaire de la chaire Christian family studies de l’Université St Paul à Ottawa (Canada).

Gabriel MONET, secrétaire général
Maître de conférences en théologie pratique à la Faculté adventiste de théologie de Collonges-sous-Salève (France).

Simon-Pierre IYANANIO
Doctorant en thélogie pratique à l’Université Laval à Québec (Canada).

Arnaud JOIN-LAMBERT
Professeur de Théologie pastorale et de liturgie de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique).

Wardé MAKSOUR
Directrice du Centre d’éducation religieuse et enseignante à l’Institut supérieur des sciences religieuses de Beyrouth (Liban).

Joël MOLINARIO
Maître de conférences à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université catholique de Paris (France).

Jean-Patrick NKOLO-FANGA
Professeur de théologie pratique et secrétaire académique de la Faculté de théologie de l’Institut Supérieur Presbytérien Chazeaud à Yaoundé (Cameroun).


Trois questions à Karlijn Demasure

Karlijn Demasure, vous êtes la présidente de la SITP, quelle est votre vision pour les années à venir ?
J’espère contribuer à un (humble) apport à la réflexion et au développement de la théologie pratique. Pour atteindre ce but, j’ai formulé quelques-uns de mes points de vue sur la tâche et l’importance de la théologie pratique (voir « le mot de la présidente »). Que cela puisse susciter de la discussion dans différents milieux ! Je serai très heureuse si les uns et les autres, et les membres de la SITP en particulier nous communiquent leurs réactions. Pour le reste, je vais continuer dans la tradition de mes prédécesseurs. Je veux collaborer étroitement avec le conseil d’administration. L’équipe s’occupera de la publication des actes du congrès de Beyrouth et soutiendra l’organisation du congrès de Bruxelles. Parce que l’Afrique est très importante pour le futur du christianisme et pour la théologie pratique francophone, je crois qu’il faudra appuyer les Africains dans leur désir d’organiser un autre colloque en Afrique dans trois ans.

Vous en êtes membre depuis longtemps, qu’est-ce que la SITP vous a apporté en termes d’échanges, de contacts, de réflexion ?
Les congrès de la SITP ont été importants dans le développement de ma propre réflexion sur la théologie pratique. La rencontre avec certains des fondateurs de la théologie pratique francophone m’a beaucoup enrichie. Prendre connaissance du cheminement de la théologie pratique m’a conduit à mieux comprendre sa fonction, sa tâche et sa méthode. Ensuite, le caractère international de la communauté savante rend concrète la dimension contextuelle de la théologie pratique. Les besoins sont tellement différents en Afrique noire au Liban, au Canada ou en Europe ! J’ai compris que la théologie pratique sera par conséquent toujours en quelque sorte fragmentée mais non pas éclatée. Les congrès facilitent une pollinisation croisée. J’ai appris des Africains qu’il ne faut pas avoir peur d’explorer de nouveaux horizons et qu’une conversation n’est jamais définitivement terminée ; on peut toujours se reprendre. Les Libanais m’ont fait voir que le vivre ensemble avec l’autre constitue un défi, mais non une impossibilité. Les Canadiens m’ont fait vivre le pluralisme dans le quotidien et les Européens me rappellent le fruit de la tradition.

Quel est votre souvenir le plus marquant de votre engagement dans la SITP ?
Ce qui m’a touché le plus, c’est la liberté de parole lors des congrès de la SITP. Cette ouverture pousse la réflexion dans des directions souvent imprévues. Comme exemple d’une telle expérience, j’aime me référer à l’intervention de Paul Rouhana lors du congrès de Beyrouth au mois de mai 2012. Il a proposé la thèse suivante : Dieu s’est révélé de façon énigmatique dans les trois religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l’islam. Ceci a comme conséquence qu’il faut étudier le Coran et l’Ancien Testament de manière similaire. Cette idée m’a fait réfléchir sur la relation entre les trois religions monothéistes à partir d’une perspective nouvelle. Une telle ouverture d’esprit enrichit la théologie pratique et la positionne comme une discipline qui peut apporter une contribution importante à la société contemporaine.

Historique de la SITP

Les débuts de la Société Internationale de Théologie Pratique
par Bernard Reymond

Le congrès fondateur de la Société internationale de théologie pratique s’est tenu à Lausanne du 27 au 31 mai  1992. Nous en avions conçu le projet lors de rencontres entre les professeurs de théologie pratique des Universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Fribourg, les trois premières relevant de la tradition réformée, la quatrième de la tradition catholique. Dès les années 1980, nous avions été frappés de la fréquence avec laquelle les représentants de la théologie pratique, tant protestants que catholiques, se posaient des questions de méthode touchant aussi bien à l’élaboration de leur propre discipline qu’à sa relation avec les autres disciplines de la théologie en général. De plus, les Européens se montraient attentifs – enfin ! – aux recherches et même aux avancées de leurs collègues américains, en particulier Québécois, en la matière. Troisième élément d’appréciation qui avait et a toujours son importance : de part et d’autre de l’Atlantique, les francophones devenaient de plus en plus conscients de ne représenter qu’une petite minorité, dans leur discipline, en regard des contributions émanant du monde anglo-saxon, mais aussi des régions germanophones.

Si mes souvenirs sont bons, le projet d’un tel congrès et de la Société internationale et francophone qui devait en découler remonte à la fin de 1988 ou au début de 1989. Restait à le mettre en œuvre, c’est-à-dire à prendre les nombreux contacts personnels visant à convaincre les divers représentants de la discipline à s’y intéresser et surtout à y prendre part. Ces démarches et les voyages qu’elles ont impliqués restent l’un des très bons souvenirs de ma charge professorale à la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne. Partout, j’ai reçu bon accueil et, dans l’ensemble, le projet a conquis l’adhésion de celles et ceux qui en prenaient connaissance, tout en me permettant de nouer déjà des liens d’amitié qui ont favorisé d’emblée le très bon état d’esprit qui a régné lors du congrès fondateur de 1992. Le seul pays resté un peu sourd à la démarche a été la Belgique, tant du côté protestant que du côté catholique, mais pour des raisons tenant davantage à des impossibilités conjoncturelles qu’à des réticences touchant au projet lui-même.

Le congrès de 1992 a pu se dérouler dans de bonnes conditions matérielles grâce aux subsides importants que lui avait alloués l’Université de Lausanne, mais aussi à l’aide efficace de mes assistants du moment, secondés eux-mêmes par quelques étudiants de la Faculté de théologie. Pour le reste, qui est l’essentiel, les auteurs de contributions avaient en général parfaitement saisi la ligne d’ensemble du projet et s’y étaient conformés. Et puis, ce fut enfin l’occasion pour les uns et les autres de tout simplement faire connaissance, c’est-à-dire aussi de prendre conscience de différences enrichissantes tenant à la diversité des contextes linguistiques, culturels ou confessionnels dont ils relevaient.

Le bon déroulement du congrès et l’état d’esprit positif et constructeur qui y a prévalu ne ont eu pour conséquence que la fondation de la SITP s’est imposée d’emblée comme une nécessité et allant pour ainsi dire de soi.

Devenir membre de la SITP

Vos désirez devenir membre de la SITP ? La société est ouverte à tous ceux qui s’inscrivent dans les objectifs de la SITP décrits ci-dessus. Si tel est le cas, nous serons très heureux de vous accueillir comme membre. Pour cela, envoyer un bulletin de demande d’adhésion que vous pourrez télécharger ici (Word) ou là (PDF), en envoyer-le au secrétaire général qui, comme le stipule les statuts, fera valider cette adhésion par le Conseil d’administration de la SITP.