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À propos

Présentation de la SITP

La SITP est une association de caractère scientifique. Elle a pour objet de grouper les personnes qui, à un niveau universitaire, enseignent ou font de la recherche en appliquant les méthodes de la théologie pratique ou en faisant l’analyse de ces méthodes. La SITP privilégie quatre objectifs :

  • Regrouper, sur une base interconfessionnelle chrétienne, les personnes ci-haut désignées qui ont en commun l’usage de la langue française
  • Développer les relations et les échanges entre les chercheurs en théologie pratique
  • Organiser périodiquement un Congrès international
  • Favoriser la diffusion de la recherche en théologie pratique.

C’est le 30 mai 1992, à Crêt-Bérard (Suisse), qu’est fondée la Société Internationale de Théologie Pratique par les universitaires participant au premier Congrès international œcuménique et francophone convoqué par Bernard Reymond de l’Institut romand de pastorale de l’Université de Lausanne.

Conseil d’administration de la SITP

Pour la période 2016-2018, le Conseil d’administration de la SITP est composé de :

Yves Guérette, président

Professeur et titulaire de la chaire de leadership en enseignement en éducation de la foi de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval (Canada).

Simon-Pierre Iyananio, secrétaire

Prêtre et docteur en théologie pratique.

François-Xavier Amherdt

Prêtre du diocèse de Sion et professeur adjoint à l’Université de Fribourg. Vice-directeur du Centre d’études pastorales comparées.

François Yumba

Prêtre du diocèse de Manono (en République Démocratique du Congo), Professeur à la Faculté de théologie de l’Université catholique du Congo.

Catherine Chevalier

Formatrice au Centre Universitaire de théologie pratique (UCL). Responsable du service de la formation au Vicariat du Brabant wallon.

Isabelle Morel

Maître de conférence, Théologicum, Institut catholique de Paris. Directrice adjointe de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique (ISPC). Responsable du service de formation du diocèse de Besançon.

Emmanuel Kupenza

Pasteur baptiste et doctorant à l’Université protestante au Congo – département de théologie pratique.

Père Charbel Kayrouz

Prêtre religieux de l’Ordre libanais maronite. Enseignant en théologie pratique et pastorale, pluralisme religieux et dialogue à l’Université Saint-Esprit de Kaslik et à l’Université La Sagesse.

Historique de la SITP

Les débuts de la Société Internationale de Théologie Pratique
par Bernard Reymond

Le congrès fondateur de la Société internationale de théologie pratique s’est tenu à Lausanne du 27 au 31 mai  1992. Nous en avions conçu le projet lors de rencontres entre les professeurs de théologie pratique des Universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Fribourg, les trois premières relevant de la tradition réformée, la quatrième de la tradition catholique. Dès les années 1980, nous avions été frappés de la fréquence avec laquelle les représentants de la théologie pratique, tant protestants que catholiques, se posaient des questions de méthode touchant aussi bien à l’élaboration de leur propre discipline qu’à sa relation avec les autres disciplines de la théologie en général. De plus, les Européens se montraient attentifs – enfin ! – aux recherches et même aux avancées de leurs collègues américains, en particulier Québécois, en la matière. Troisième élément d’appréciation qui avait et a toujours son importance : de part et d’autre de l’Atlantique, les francophones devenaient de plus en plus conscients de ne représenter qu’une petite minorité, dans leur discipline, en regard des contributions émanant du monde anglo-saxon, mais aussi des régions germanophones.

Si mes souvenirs sont bons, le projet d’un tel congrès et de la Société internationale et francophone qui devait en découler remonte à la fin de 1988 ou au début de 1989. Restait à le mettre en œuvre, c’est-à-dire à prendre les nombreux contacts personnels visant à convaincre les divers représentants de la discipline à s’y intéresser et surtout à y prendre part. Ces démarches et les voyages qu’elles ont impliqués restent l’un des très bons souvenirs de ma charge professorale à la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne. Partout, j’ai reçu bon accueil et, dans l’ensemble, le projet a conquis l’adhésion de celles et ceux qui en prenaient connaissance, tout en me permettant de nouer déjà des liens d’amitié qui ont favorisé d’emblée le très bon état d’esprit qui a régné lors du congrès fondateur de 1992. Le seul pays resté un peu sourd à la démarche a été la Belgique, tant du côté protestant que du côté catholique, mais pour des raisons tenant davantage à des impossibilités conjoncturelles qu’à des réticences touchant au projet lui-même.

Le congrès de 1992 a pu se dérouler dans de bonnes conditions matérielles grâce aux subsides importants que lui avait alloués l’Université de Lausanne, mais aussi à l’aide efficace de mes assistants du moment, secondés eux-mêmes par quelques étudiants de la Faculté de théologie. Pour le reste, qui est l’essentiel, les auteurs de contributions avaient en général parfaitement saisi la ligne d’ensemble du projet et s’y étaient conformés. Et puis, ce fut enfin l’occasion pour les uns et les autres de tout simplement faire connaissance, c’est-à-dire aussi de prendre conscience de différences enrichissantes tenant à la diversité des contextes linguistiques, culturels ou confessionnels dont ils relevaient.

Le bon déroulement du congrès et l’état d’esprit positif et constructeur qui y a prévalu ne ont eu pour conséquence que la fondation de la SITP s’est imposée d’emblée comme une nécessité et allant pour ainsi dire de soi.