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À propos

Présentation de la SITP

La SITP est une association de caractère scientifique. Elle a pour objet de grouper les personnes qui, à un niveau universitaire, enseignent ou font de la recherche en appliquant les méthodes de la théologie pratique ou en faisant l’analyse de ces méthodes. La SITP privilégie quatre objectifs :

  • Regrouper, sur une base interconfessionnelle chrétienne, les personnes ci-haut désignées qui ont en commun l’usage de la langue française
  • Développer les relations et les échanges entre les chercheurs en théologie pratique
  • Organiser périodiquement un Congrès international
  • Favoriser la diffusion de la recherche en théologie pratique.

C’est le 30 mai 1992, à Crêt-Bérard (Suisse), qu’était fondée la Société Internationale de Théologie Pratique par les universitaires participant au premier Congrès international œcuménique et francophone convoqué par Bernard Reymond de l’Institut romand de pastorale de l’Université de Lausanne.

Conseil d’administration de la SITP

Pour la période 2012-2016, le Conseil d’administration de la SITP est composé de :

Arnaud JOIN-LAMBERT, président

Professeur de Théologie pratique et de liturgie de l’Université catholique de Louvain (Belgique).

Marie-Rose TANNOUS, secrétaire générale

Professeure à temps partiel et coordonnatrice des revues savantes à l’université Saint Paul, Ottawa (Canada).

Yves GUÉRETTE

Professeur et titulaire de la chaire de leadership en enseignement en éducation de la foi de la  Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval (Canada).

Charbel KAYROUZ

Joël MOLINARIO

Directeur de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique de l’Institut catholique de Paris (France).

Jean-Patrick NKOLO-FANGA

Professeur de théologie pratique et secrétaire académique de la Faculté de théologie de l’Institut Supérieur Presbytérien Chazeaud à Yaoundé (Cameroun).

François YUMBA

Prêtre du diocèse de Manono (en République Démocratique du Congo), assistant à la Faculté de théologie de l’Université catholique du Congo et doctorant des Universités catholiques du Congo et de Louvain.

Lorraine STE-MARIE

Professeure agrégée et Directrice, des programmes de Maîtrise en théologie pastorale et de doctorat en théologie pratique à l’université Saint Paul, Ottawa (Canada).

 

1ère rangée de gauche à droite : Marie-Rose Tannous, Joël Molinario, Lorraine Ste-Fleur, François Yumba 2e rangée de gauche à droite : Charbel Kayrouz, Arnaud Join-Lambert, Yves Guérette, Jean-Patrick Nkolo-Fanga

1ère rangée de gauche à droite : Marie-Rose Tannous, Joël Molinario, Lorraine Ste-Marie, François Yumba
2e rangée de gauche à droite : Charbel Kayrouz, Arnaud Join-Lambert, Yves Guérette, Jean-Patrick Nkolo-Fanga

Mot du président

Le colloque de Drongen-Bruxelles en juin 2014 a confirmé le nouvel élan de la SITP. Je me permets ici de remercier encore une fois les Libanais d’avoir permis un vrai redécollage de notre Société à Beyrouth. Ce n’est pas un hasard si un livre en est issu, après de trop longues années de congrès « muets ». N’hésitez pas à l’acquérir et à en faire de la publicité (dont des recensions dans vos revues de recherche)[1].

Comment se présentent les deux prochaines années ? Ainsi que les statuts le proclament, la SITP est un lieu favorisant les relations et échanges entre chercheurs en théologie pratique issus de toutes les Églises et communautés chrétiennes. J’espère que nous poursuivrons l’accueil et l’encouragement des plus jeunes, doctorants et nouveaux enseignants. C’est vraiment une opportunité pour eux de se frotter et de se confronter aux plus anciens, y compris à quelques « monstres sacrés » de notre jeune discipline. Cette dimension est une des priorités de mon mandat. L’autre priorité est le soutien aux collègues dans des situations plus précaires. C’est ainsi que se justifie le choix fort de la SITP pour soutenir un 2e colloque régional en Afrique, cette fois à Kinshasa du 26 au 28 mai 2015. Notre AG s’est aussi engagée à mieux penser le soutien aux enseignants et chercheurs isolés, prioritairement dans des pays francophones de l’hémisphère sud (Haïti, Ile Maurice, Vietnam, etc.).  Le troisième chantier de 2014-2016 sera la révision des statuts, ainsi que souhaité par Karlijn Demasure et l’ancien conseil.

Le nouveau conseil est à votre service, n’hésitez donc pas à vous manifester auprès d’un de ses membres : notre secrétaire générale Marie-Rose Tannous, les anciens Joël Molinario et Jean-Patrick Nkolo Fanga, les nouveaux Yves Guérette, Charbel Kayrouz et François Yumba, et Lorraine Ste Marie en charge du projet du 10e congrès à Ottawa.

Que les deux années prochaines soient fructueuses non seulement pour chaque membre de la SITP, mais aussi fécondes pour tous ceux et celles dont nous avons la charge, que ce soit dans notre enseignement ou dans nos missions pastorales.



[1] Karlijn Demasure – Arnaud Join-Lambert – Gabriel Monet (dir.), avec la collaboration de Marie-Rose Tannous, Vivre ensemble. Un défi pratique pour la théologie. Bruxelles – Montréal, Lumen vitae – Novalis, 2014 (Théologies pratiques), 296 p. ISBN 978-2-87324-499-6 et 978-2-89688-091-1. http://www.lumenvitae.be/index.php/editions/pastorale/theologies-pratiques2012-09-02-16-51-36/vivre-ensemble-un-defi-pratique-pour-la-theologie-detail

Historique de la SITP

Les débuts de la Société Internationale de Théologie Pratique
par Bernard Reymond

Le congrès fondateur de la Société internationale de théologie pratique s’est tenu à Lausanne du 27 au 31 mai  1992. Nous en avions conçu le projet lors de rencontres entre les professeurs de théologie pratique des Universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Fribourg, les trois premières relevant de la tradition réformée, la quatrième de la tradition catholique. Dès les années 1980, nous avions été frappés de la fréquence avec laquelle les représentants de la théologie pratique, tant protestants que catholiques, se posaient des questions de méthode touchant aussi bien à l’élaboration de leur propre discipline qu’à sa relation avec les autres disciplines de la théologie en général. De plus, les Européens se montraient attentifs – enfin ! – aux recherches et même aux avancées de leurs collègues américains, en particulier Québécois, en la matière. Troisième élément d’appréciation qui avait et a toujours son importance : de part et d’autre de l’Atlantique, les francophones devenaient de plus en plus conscients de ne représenter qu’une petite minorité, dans leur discipline, en regard des contributions émanant du monde anglo-saxon, mais aussi des régions germanophones.

Si mes souvenirs sont bons, le projet d’un tel congrès et de la Société internationale et francophone qui devait en découler remonte à la fin de 1988 ou au début de 1989. Restait à le mettre en œuvre, c’est-à-dire à prendre les nombreux contacts personnels visant à convaincre les divers représentants de la discipline à s’y intéresser et surtout à y prendre part. Ces démarches et les voyages qu’elles ont impliqués restent l’un des très bons souvenirs de ma charge professorale à la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne. Partout, j’ai reçu bon accueil et, dans l’ensemble, le projet a conquis l’adhésion de celles et ceux qui en prenaient connaissance, tout en me permettant de nouer déjà des liens d’amitié qui ont favorisé d’emblée le très bon état d’esprit qui a régné lors du congrès fondateur de 1992. Le seul pays resté un peu sourd à la démarche a été la Belgique, tant du côté protestant que du côté catholique, mais pour des raisons tenant davantage à des impossibilités conjoncturelles qu’à des réticences touchant au projet lui-même.

Le congrès de 1992 a pu se dérouler dans de bonnes conditions matérielles grâce aux subsides importants que lui avait alloués l’Université de Lausanne, mais aussi à l’aide efficace de mes assistants du moment, secondés eux-mêmes par quelques étudiants de la Faculté de théologie. Pour le reste, qui est l’essentiel, les auteurs de contributions avaient en général parfaitement saisi la ligne d’ensemble du projet et s’y étaient conformés. Et puis, ce fut enfin l’occasion pour les uns et les autres de tout simplement faire connaissance, c’est-à-dire aussi de prendre conscience de différences enrichissantes tenant à la diversité des contextes linguistiques, culturels ou confessionnels dont ils relevaient.

Le bon déroulement du congrès et l’état d’esprit positif et constructeur qui y a prévalu ne ont eu pour conséquence que la fondation de la SITP s’est imposée d’emblée comme une nécessité et allant pour ainsi dire de soi.

Devenir membre de la SITP

Vos désirez devenir membre de la SITP ? La société est ouverte à tous ceux qui s’inscrivent dans les objectifs de la SITP décrits ci-dessus. Si tel est le cas, nous serons très heureux de vous accueillir comme membre. Pour cela, envoyer un bulletin de demande d’adhésion que vous pourrez télécharger ici (Word) ou là (PDF), en envoyer-le au secrétaire général qui, comme le stipule les statuts, fera valider cette adhésion par le Conseil d’administration de la SITP.